News

Other articles

Monday 8 March 2010
Audio Podcast  Web 2.0 and Social Networks in the Enterprise

Sunday 7 March 2010
Article  Digital Economy Bill raises privacy concerns

Wednesday 3 March 2010
Article  Cloud security threats identified by CSA

Tuesday 2 March 2010
In Brief  Vote for your CSO Interchange topics

Thursday 25 February 2010
Article  Cloud Computing : a simple question of supplier risk

Monday 22 February 2010
Article  Most dangerous coding errors outed

Monday 22 February 2010
In Brief  Microsoft IE users to get browser choice update

Friday 19 February 2010
Article  Google Buzz fail highlights privacy expectation rise

Thursday 18 February 2010
In Brief  Annual hacking challenge aims for mobiles and browsers

Wednesday 17 February 2010
Audio Podcast  The Challenges of Cross Border eID

Monday 15 February 2010
Audio Podcast  The Readiness of eID in Europe Part 2

Sunday 14 February 2010
Audio Podcast  The Readiness of eID in Europe Part 1

Thursday 11 February 2010
Article  Concern at DDoS sophistication rise

Monday 8 February 2010
Article  Voice encryption standard takes a beating

Friday 5 February 2010
Article  Military importance of cyber recognised

Un quart d'Internet appartient à un botnet

Written by Jerome Saiz (SecurityVibes)
Published on Sunday 28 January 2007
0 comment(s) | Subnetwork France
 
Selon Vinton Cerf, l'un des pères fondateurs d'Internet, le problème des botnets serait désormais d'ordre pandémique : un quart de tous les ordinateurs connectés au réseau appartiendrait avant tout à un botnet et serait donc sous le contrôle de pirates. L'annonce ne surprend guère les spécialistes, mais elle a été faite dans le cadre du Forum Economique Mondial de Davos. Il ne s'agit donc désormais plus d'un simple problème technique, mais d'une plaie économique et mondiale.

Cent cinquante millions des six cent millions d'ordinateurs connectés à Internet appartiendraient à un botnet. Le chiffre avancé par Vinton Cerf, l'un des pères d'Internet, n'a rien de saugrenu. Mais il a le mérite de poser la question de la propriété d'Internet.

Pour les spécialistes du réseau et de sa sécurité, cela fait longtemps que l'affaire est entendue : les véritables maîtres d'Internet sont désormais les gangs qui contrôlent les botnets, ces réseaux d'ordinateurs (essentiellement familiaux) détournés à l'insu de leurs propriétaires.

Ces PC sont le plus souvent infecté en visitant un site web (en grande majorité via une vulnérabilité d'Internet Explorer) ou en exploitant une faille de Windows depuis Internet. Une fois compromis, ils sont rassemblés au sein de vastes réseaux contrôlés de manière centralisée par des pirates. Ils servent alors à cracher du spam à longueur de journée, à héberger de faux sites web bancaires ou à mener des attaques contre des sites commerciaux qui refuseraient de payer pour leur protection.

Depuis plusieurs années, chaque grande épidémie virale s'accompagne d'une vague de recrutement de nouveaux PC : les virus ne servent désormais plus qu'à agrandir les botnets, source de revenu importante pour les pirates. On estime ainsi entre 5000 et 30.000 le nombre de nouvelles machines qui tombent dans les griffes des hackers chaque jour.L'on a vu des botnets de plusieurs centaines de milliers de machines, bien que la tendance actuelle soit à des voilures plus réduites afin d'échapper à la détection. On a vu ces réseaux évoluer et passer d'un contrôle centralisé via IRC (un protocole de discussion historique) à des canaux dissimulés dans le trafic du port 80 (le web), capables ainsi d'échapper à la détection. Ils grandissent, mutent et s'adaptent, tandis que la communauté d'Internet demeure impuissante.

Outre l'économie souterraine liée à l'extorsion de fonds, aux arnaques bancaires et à l'envoi de spam, les botnets rapportent également de l'argent aux pirates qui les contrôlent grâce aux logiciels publicitaires qu'ils leur permettent d'installer sur des milliers de PC. Chacune de ces installations leur rapporte une commission, que des sociétés bien connues continuent à payer en dépit de l'origine douteuse de ces installations.

Bien entendu, il n'y aurait pas de problème de botnet sans les hordes d'internautes à l'ignorance crasse, incapable de conserver un PC à jour et prêts à cliquer n'importe où. Mais le débat n'est plus là : les naïfs et les incompétents sont là pour rester, que l'on le veuille ou non. La chute des prix du matériel et des abonnements à Internet ne pas pas enrayer cette tendance.Reste les autorités (impuissantes ou peu concernées) et les fournisseurs d'accès (impuissants ou peu concernés). Face à ce constat, le terme de pandémie utilisé par Vinton Cerf trouve tout son sens : une épidémie qui s'étend à la quasi-totalité d'une population.

Et l'on pourrait ajouter : qui ne risque pas de s'éteindre lorsque cette population se moque royalement de son état de santé...

  • La source de l'information (en anglais), le billet d'un journaliste de la BBC qui a assisté à la conférence en question.
Our members have posted 0 comments about this article. Only members can view and submit new comments.
Related contents
Advertising
Related Questions & Answers
Companies
Most commented
Most Popular
+
 
Related companies
Microsoft
Read members opinions and rate Microsoft too !
Ratings  0
F-secure
Read members opinions and rate F-secure too !
Ratings  0
Opentrust
Read members opinions and rate Opentrust too !
Ratings  0
Search
Our RSS Feeds
Subscribe to our RSS feeds for free !
Social Web